samedi, 14 novembre 2009

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Le temps.
Le temps qu'il fait? Non! Le temps qu'il faut!

Je ne l'ai plus.

Je n'ai plus le temps d'écrire des édito, de choisir des poèmes, de chercher des images.

Je n'ia plus le tmeps de faire vivre cet espace. Cette boîte.

Et Octave n'en a plus l'envie.

Toute ce que je peux vous proposer en remplacement, c'est vous fournir des textes d'auteur, des articles de presse, des citations, ... de philosophie politique Ou alors d'actualité sur le sthèmes suivant "les médias" et "la vieillesse". Je peux vous informer sur l'histoire du XXe siecle. Vous parler d'auteurs à lire, en vous donnant des extraits. Je peux même informer en espagnol.

C'est tout ce que je fais en ce moment, et pour quelques mois encore. Alors si ca vous intéresse, d'accord, je veux bien, mais ca sera à petite dose pour vous par rapport à moi!

Ecriture

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1. Travailler. L’art d’écrire s’apprend : il s’agit de dire le plus clairement et le plus fortement possible ce qu’on pense et ce qu’on sent. Faites des essais : astreignez-vous à décrire exactement et complètement un tableau dans un musée, une scène dans la rue, à rapporter une conversation à laquelle vous avez assisté, à débrouiller vos idées sur un sujet qui vous tient à coeur et à les mettre par écrit. Jamais plus de quelques pages à la fois ; faites et refaites jusqu’à ce que cela soit exactement ce que vous voulez et que vous ayez éliminé le factice et l’inutile.

 

2. Apprendre à penser ; s’instruire. On n’a jamais assez lu, assez vu, assez réfléchi. Faites vous un programme de lectures immense et désintéressé (c’est-à-dire sans but immédiat de vous en servir en tant qu’écrivain). Qu’une lecture mène à l’autre, et contrôle l’autre.
N’excluez aucun domaine jusqu’à ce que vous sachiez ce que vous voulez approfondir plus particulièrement pour le moment.

 

3. Apprendre à voir et à entendre, depuis le moindre ustensile de cuisine jusqu’aux étoiles, depuis le chien qui aboie jusqu’à la voix du vent.

 

4. Penser peu à soi-même, et jamais au succès, à la gloire, ces fariboles. Demandez-vous pourquoi vous voulez écrire.

 

 

Extrait de la correspondance de Marguerite Yourcenar avec de jeunes écrivains
cité par Josyane Savigneau dans Marguerite Yourcenar, l’invention d’une vie, éd. Gallimard
(Folio), 1990, p. 89-90.

samedi, 07 novembre 2009

Quote

Après une pause vacances assez longues, et d'ailleurs je pointe du doigt Octave qui n'a pas comblé le vide que j'ai laissé en étant très occupé, toutefois je reprends du service.

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On m'a demandé récemment quelle était ma citation préférée à propos de l'amour. Je me suis passé en revue l'essentiel de mes souvenirs de phrases célèbres, avant de m'en rappeler une pas vraiment célèbre. Je l'avais prononcé il y a bientôt presque deux ans.

 

" La tendresse, c'est la solitude des amoureux "

 

Je ne suis pas sûr que je la reformulerais de la même façon si je devais la prononcer à nouveau. Depuis j'ai un petit peu changé ma conception des choses.

La tendresse, réservée aux amoureux?  A première vue non, puisque la tendresse se retrouve énormément en amitié. Mais pour moi, l'amitié c'est de l'amour, exprimé d'une certaine façon. Et donc du coup oui, les amis sont "amoureux" en quelque sorte. En tout cas la tendresse reste attachée à la notion d'amour. Elle n'est pas possible sans lui. Mais alors, est-ce une solitude? Dans un moment de tendresse, seule compte cette tendresse, elle prime sur tout le reste. Le monde s'efface autour, pour ne laisser place qu'à elle. Alors oui da sun certain sens c'est une solitude.

samedi, 24 octobre 2009

Vacances

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C'est les vacances pour tout le monde, ou presque.
Alors pendant qu'Adrien va se reposer en Ibérie touristique, je prends aussi quelques jours pour me défatiguer.

Essayez un peu de trouver où peut-on rencontrer cette affectueuse main reptilienne. Je vous préviens je ne veux pas une ville mais quelque chose de plus précis avec si possible le nom du créateur.

samedi, 17 octobre 2009

Les écarts

Je prend moi aussi mon tour dans ce défilé photographique. Je vous propose de tester vos aptitudes d'observation.

Voci deux clichés jumeaux pris par Isabelle Watternaux. A vous de découvrir les différences.

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Arthur Tress


« Voici Tress, prénom Arthur, guetteur, voyeur, truqueur, croqueur, adorateur de sa ville et de sa vie, gardien de ses propres rêves, maniaque, obsédé, tourmenté, serein quand l'image qu'il crée est très exactement l'image qui le devance dans cette ville (New-York City), moqueur si on le juge, jamais là quand on lui parle. Tress est le plus grand étourdi de sa ville. Rien ne l'intéresse que cette élection-érection là. Tout ce qui traîne est à lui. Il est tombé dans la caisse à outils des rêves sensuels, des solitudes corporelles, d'un entre-deux-âges, où le face à face, partie à trois, donne tour à tour le droit de jouir, à la ville, à l'autre ou à soi-même. Mais il n'y a jamais de couple véritable. Les jouissances sont toujours solitaires, cruelles parce qu'à cru, dans le sens où l'on monte à cru un cheval pour s'enfuir, rebelle, sous le nez des juges et justiciers.



[…] Or, l'imaginaire de New-York City est tout entier réel, réaliste, dans la pierre, le fer, la ferraille, le somptueux ou le famélique, l'attirail, le décrépi ou le charmant. Tout, sauf le pittoresque. Y voir du pittoresque, c'est ne pas vouloir regarder, aimer cette ville qui a la folie d'être verticale et qui a eu l'audace de faire un trou dans le ciel, donnant le vertige à tous ceux qui y passent, à tous ceux qui y vivent. Les photos de Tress ont ceci de flagrant, flagrant délit, et de fort, qu'il ne faut pas les lire comme des exploits, un spectacle, mais bien comme des constats, une empoignade, passage de quelqu'un qui ne veut pas revenir ailleurs, et qui se perd dedans, dedans la ville, dedans cette ville. Je connais Arthur Tress : je ne le connais pas du tout. […] Je connais son adresse par cœur, Riverside Drive, c'est tout près des docks. Des docks désaffectés : il n'y a pas de départ. Je crois qu'il ira jusqu'au bout de son histoire, quelques rouleaux-photo, vierges, dans sa tête. »


Yves Navarre


Soñar en dioses

 

Toni Catany – Soñar en dioses n°87 – 1988

Photographie, tirage au gélatino-bromure d'argent, 68cm x 47cm